Les conseils municipaux se suivent et se ressemblent… dans l’absurde !

n'importe quoi

Le 5 décembre, je n’assistais pas au conseil municipal puisque je travaillais en Asie mais, comme d’habitude, notre groupe d’opposition a enregistré les débats pour pallier leur volonté d’opacité. Et le résultat est à la mesure des 8 mois écoulés : le naufrage ne semble pas loin.

Déjà, écoutez le passage sur la décision modificative budgétaire. Ils annoncent 1,7 millions d’économies. Pourtant rien dans leur document ne l’atteste. Nous avons fini par comprendre qu’ils considèrent que n’ayant pas consommé 100 % des montants maximaux des marchés, ils ont réalisé des gains substantiels. Raisonnement étonnant : jamais il ne s’agit pour une collectivité d’utiliser tous les crédits inscrits mais bien uniquement ceux dont elle a vraiment besoin. C’est du reste ce que je fis en 2013, dégageant ainsi un excédent de 6,5 millions €. Je ne peux pas dire du reste qu’ils m’en soient gré puisque, pour dissimuler leurs approximations, ils m’ont accusé lors de ce conseil d’avoir pratiqué de la cavalerie sur les charges de personnel à hauteur de 700 000 €, qu’ils sont en obligation maintenant d’acquitter. Claude Louis leur a expliqué alors que cette somme n’avait pu être payée par notre équipe car nous avions clôturé notre exercice prématurément pour intégrer Marne-et-Gondoire. Au lieu de hurler désolé d’oiseaux, en guise de réponse, ils auraient dû réfléchir à un fait simple : si nous étions dans notre tort – ce qui n’est pas le cas – pourquoi n’ont-ils pas inscrit les 700 000 € au budget primitif en avril ? Si j’avais été là, je leur aurais rétorqué qu’ils n’ont visiblement même pas su lire les chiffres avancés par les services et les additionner.

Il faut dire qu’ils me semblent vivre en décalage complet avec la réalité. Quand toute la Seine-et-Marne bruit des grandes manœuvres liées aux fusions des intercommunalités, ils nous soumettent un projet de maintien tel quel de Marne-et-Gondoire. Dérogatoire à la loi. En vertu de quoi ? Ils ne savent pas bien mais ont de l’espoir. Claude Louis leur rappelle qu’en mars, j’avais esquissé un plan différent : changement de représentation au sein de l’intercommunalité avec une représentation proportionnelle permettant à Bussy et Lagny de peser de leurs vrais poids, ouverture de suite au Val d’Europe, préparation de l’inévitable Grand Marne-la-Vallée. L’interi-maire n’a pas d’alternative à proposer mais elle avoue être contente de sa place à Marne-et-Gondoire. Y est vice-présidente. Avec une indemnité qui compense sa baisse démagogique de celle de maire.

Et ce conseil se poursuit avec la même dérive, entre autoritarisme et amateurisme. La commune n’acceptera plus les bons CAF. Pourquoi demandent les conseillers de notre groupe, interloqués ? Il s’agit de se prémunir des mauvais payeurs qui n’acquittent pas le solde dû, après avoir versé les bons en acompte. Combien sont-ils ? Peu sans doute. Donc à quoi bon pénaliser des centaines de familles pour écarter une poignée d’indélicats ? La mesure ne nous semble ni judicieuse ni légale. Ils la maintiennent avec leur mauvaise foi coutumière.

Enfin, bouquet final, ils se votent une belle protection fonctionnelle pour que le contribuable paye leurs frais d’avocat suite à notre plainte dans le cadre du marché informatique. Nous, dans l’opposition, réglons nos conseils de notre poche ; eux appellent au secours les fonds publics pour se prémunir de nos accusations d’avoir favorisé leurs petits copains. Où est la morale ?

Écoutez cet enregistrement. Il est la preuve tangible qu’ils mènent Bussy dans l’impasse. Leurs mots sont ceux de l’incompétence et de la haine. Ils résonnent creux et à ce vide de la pensée, nous entendons substituer le plein attachement à notre ville.

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J’ai imaginé Bussy et je souffre tant de son effondrement

Hand drawing a thumbs up sign with the word Like on a blackboard with white chalk.

Comment dissimuler que la faillite prévisible de Bussy constitue la pire épreuve de ma vie ? Élu en 1998, j’ai consacré toute mon énergie à cet ensemble urbain dont j’ai voulu faire la référence de Marne-la-Vallée. Je me souviens encore des sarcasmes des maires des environs quand je leur expliquais qu’en étendant le golf et en faisant appel au promoteur Kaufmann & Broad, j’étais certain d’ancrer ma ville dans un paysage sociologique rassurant. L’une de mes amies, dont le mari est pourtant un soutien passionné de Chantal Brunel, m’écrivait récemment qu’elle savait combien par la naissance du parc urbain, je voulais placer Bussy Saint-Georges comme une ville à la campagne. Je n’étais pas opposé aux HLM, dont je savais la construction inéluctable pour des raisons légales, mais je les souhaitais insérer au mieux dans le tissu urbain. Chaque opération, urbaine ou pas, a exigé de ma part un investissement personnel intense. J’ai contrôlé la typologie des logements. Les espaces communs. Volets. Toits. Couleurs.

Un habitant, foncièrement hostile, m’envoyait récemment un mail haineux où il m’expliquait ne pas voir de différences entre avant et après mars 2014. Je ne m’appesentirai pas sur la remarque qu’une absence de changement rend le changement lui-même ridicule pour ne retenir que ce que je juge des bouleversements fondamentaux. Nous ne sommes rien dans l’intercommunalité de Marne-et-Gondoire et encore moins celle naissante de 250 000 habitants voulue par François Hollande. Notre administration communale faillit. Comment ose-t-elle parler dans le journal municipal des talents de la mairie quand tous les cadres que j’ai embauchés fuient ? Quel est le projet urbain d’un groupe municipal qui pratique les permis tacites, c’est-à-dire sans avis de la commune, et ceci pour des milliers de logements ? Je pleure devant la dégradation de nos conditions de vie. Qui osera contester l’augmentation de 40 % de la délinquance en un trimestre alors que les effectifs de la police municipale ont fondu de 25 % sur cette période ? Mes enfants me disent ce qu’ils vivent aux abords du lycée. Mes voisins me parlent de leurs cambriolages.

Noël approche. Le premier depuis 1998 où je me rendrai à Notre-Dame du Val sans être maire. Je n’ai pas honte de dire que j’en souffre car je vois la ville de mes rêves sombrer dans le chaos que je prévoyais. Est-il ridicule de dire que je verserais bien des larmes sur ce gâchis ? Mon mode de gestion méritait des amendements mais il portait toujours plus haut Bussy. La destruction actuelle sonne le glas de mes espoirs. Elle me conduit à une révolte de chaque instant. Je vis 2015 comme notre dernière chance, non qu’il me faille répéter le passé mais inventer avec vous l’avenir.

Leur intercommunalité à courte vue

chantal brunel

Pendant la campagne électorale, j’ai fait de l’intercommunalité revisitée l’un de mes chevaux de bataille.

A travers mon livre ‘la ville durable au secours de la ville nouvelle’, j’ai posé le principe d’un regroupement suivant les contours de Marne-la-Vallée.

Ce qui aurait le mérite de nous inscrire dans un ensemble déjà connu, où les communes adhérentes vivent à peu près toutes un destin commun, celui de la ville nouvelle et où existe déjà, à travers Epamarne, des lieux et des habitudes de coopération.

Cette unification de tous les secteurs de MLV passait avant par une recomposition démocratique de Marne-et-Gondoire, villes et villages devant être représentés selon leur importance démographique. Bussy Saint-Georges devenait la commune référence d’une communauté d’agglomération appelée à fusionner rapidement avec le Val d’Europe.

Pour des raisons d’ego et de pouvoir personnel (il tient tant à son poste), le président actuel de Marne-et-Gondoire, Michel Chartier, a fait échouer ce scénario d’espoir. Bien qu’il soit PS, il a trouvé une alliée de
poids en l’UMP Chantal Brunel, qui y trouve son compte, devenant vice-présidente de Marne-et-Gondoire. Peu importe du reste qu’elle y mette rarement les pieds, il y a une rémunération à la clé !

La motion qui sera sûrement votée le 5 décembre confine Bussy Saint-Georges dans un rôle croupion, marginalise tout notre secteur face au Grand Paris et nous prive de la possibilité d’une baisse durable des impôts en mutualisant nos obligations et moyens avec le Val d’Europe. Là, comme ailleurs, un incommensurable gâchis.

Ce soir, l’interi-Maire a déposé le bilan !

imposture chantal brunel

Ce soir, l’interi-Maire a déposé le bilan. Son mandat restera comme une invraisemblable imposture. Pour mieux cacher son bilan accablant, l’interi-Maire s’attribue des réalisations qui ne sont pas les siennes et des décisions prises et des financements engagés sous mon mandat.

Le pipeau de l’interi-Maire ne fera pas oublier son bilan accablant.

Elle n’aura cessé d’inaugurer des projets pour lesquels j’ai consacré tant d’énergie et qu’elle ne manquait pas de dénoncer comme candidate.
Depuis qu’elle a essayé d’embaucher son mari mis en examen comme directeur de cabinet, elle n’a cessé de mentir. Elle ne cesse de trahir. Elle a déçu.

Je suis très inquiet devant la dérive considérable des finances de la Ville. L’équipe actuelle a hérité d’un excédent budgétaire de plusieurs millions d’euros (10 millions d’euros de trésorerie – 6,5 millions d’euros d’excédent budgétaire contrôlés et approuvés par la CRC). Depuis, le magot que j’avais obtenu grâce à ma gestion de bon père de famille a fondu comme du beurre au soleil. Où est passé l’argent ? La municipalité actuelle s’est laissée aller à une frénésie d’achats inutiles comme des iphones dernières générations pour tous les élus dont la plupart ont été offert aux enfants.

On pourrait aussi parler du bilan social et humain? Entre les notes de services insultantes, le harcèlement permanent, les abus de pouvoirs récurrents, les intimidations d’une violence rare notamment contre le personnel féminin de la commune, les faits parlent d’eux-mêmes. La brigade canine vient de démissionner. L’adjoint à la sécurité est mis en cause dans une procédure pénale pour homophobie. La plupart des collaborateurs ont choisi d’attaquer la Mairie en justice, de démissionner, ou sont en arrêt maladie.

Elle a fait du mensonge sa ligne de communication. Elle a fait de la gabegie sa ligne de gestion budgétaire. Elle a érigé le clientélisme en méthode de management. Elle a fait du mépris sa ligne de conduite.

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